Les Açores garderont pour nous un amer goût
de reviens-zy. Deux semaines, c'est beaucoup trop court pour découvrir toutes ces îles, mais on doit rentrer pour bosser. Alors on ne va pas s'étendre sur le sujet, mais sachez qu'ici l'herbe est
plus verte qu'ailleurs, et les gens vraiment sympathiques. En plus, y a tout plein de baleines, de piafs marins, et de vaches. Marrant cet archipel paumé au beau milieu de l'Atlantique. L'hiver
doit y être un peu dur quand même... Mais avec une bonne cheminée, ça doit le faire.
Port de Lajes, sur Flores
Ile de Pico
"Taberna do Pim", vach'tement mieux que chez "Peter"
Retour, donc. La dernière ligne droite : Les
Açores-Lorient. Quand faut y aller, faut y aller ! La météo est archi-pourri-nazbroc-à-chier, mais c'est parti. Au programme, de la pétole, de la pétole, et de la pétole. On se traine. Shagshag
colle à la flotte et les moyennes sont déprimantes. En plus de ça, notre cher vieux spi explose au bout de quelques jours. Il était au bout du rouleau depuis un moment déjà. Cette fois, ce ne
sera pas réparable.
Au moins il fait beau, et quelques rencontres
impressionnantes avec des baleines, nous distraient. « PCCCCCHIT ». Oh p., celle là est vraiment sorti tout près de nous. On a croisé quelques fois des baleines sur notre route, mais
pas des bestioles aussi grosses... Les deux monstres qui sont sortis à moins de 50 m de nous l'autre soir étaient vraiment impressionnants. C'est dur d'estimer la taille de tels animaux sans
exagérer, mais ils faisaient au moins deux fois la longueur de Shagshag, ce qui fait entre 15 et 20 m. Gloups... Tranquilles, les copines. On est potes, hein ?
Conditions difficiles en Atlantique Nord
Et voilà... Après presque trois années et
quelques 13 000 Miles de vagabondages sur l'Atlantique, Shagshag nous a ramené chez nous.
Mais c'est où, chez nous ? A Lorient, Douarnenez
ou Paimpol ? Ou bien est-ce au Cap Vert, au Sénégal, ou en Martinique ? A force de se balader à droite à gauche, on se sens un peu chez soi partout. Ça va faire bizarre de se retrouver tout
soudain dans la France morose, dépressive et ravagée par la crise (c'est comme ça qu'on la voit depuis l'étranger) du petit roi sarko. Va t-on supporter le choc ?
Angoisses...
Mais bon, il était temps de rentrer. Les amis et la familles nous manquent. Et
puis après trois ans de vie aquatique tropicale, on a des envies de vraies saisons et de terre ferme. Retaper une petite baraque, faire pousser des chèvres, élever des patates, tout ça tout ça.
Mais...
Mais imaginez un peu : du pôle nord au pôle
sud (en passant par les tropiques, off course), et ce sur 360° de longitude, le nombre de chouettes endroits et de gens à découvrir encore. Et nous qui n'avons fait qu'un misérable petit rond
dans l'Atlantique. Allons... On ne peut franchement pas garantir que dans 3, 5 ou 10 ans, on ne sera pas repartis pour vadrouiller, naviguer, glandouiller, festoyer, randonner, rencontrer,
pêcher, rigoler, plonger, s'émerveiller, bricoler, danser et tout le tralala aux 4 coins du monde.
En attendant, on va se remettre au boulot.
Ben oui, faut bien le payer le futur super maxi yacht de 15m. Et qu'est ce qu'on va faire ? On se met à notre compte, toujours dans la voile. C'est notre métier, non ?
Et maintenant, une page de pub (mais qui ne rapporte rien à overblog, niark
!)
« Monsieur,
Madame,
Vous êtes sur le point de partir un an, ou
plus, en bateau pour accomplir un vieux rêve. Mais voilà, la mer vous fait un peu peur et le voilier, ce n'est pas (encore) votre domaine. Alors n'hésitez pas une seule seconde et faites appel à
de vrais professionnels.
En quelques semaines, Solène et Antoine feront
de vous de vrais marins. Pour que la mer ne soit plus source d'angoisses, mais de plaisirs,
appelez nous
! »
Non, sans rire cette fois. Nous montons
notre micro-entreprise destinée à accompagner les gens candidats au « grand départ ». Nous sommes tous les deux diplômés d'état, nous avons une grande expérience de l'enseignement de la
croisière côtière et hauturière et du voyage en bateau.
Nous avons vu tellement de gens partir sur
l'eau avec au départ un niveau-zéro en navigation, et avec tout ce que cela implique : insécurité pour soi et sa famille, angoisse avant chaque départ, et bien souvent, très peu de plaisir à se
trouver sur l'eau. C'est dommage, même si en voyage on passe la majeure partie de son temps aux escales.
Avant votre départ, nous nous proposons d'embarquer avec vous pour une (ou
plusieurs) semaine(s) de cours pour « booster » vos compétences : manœuvres, navigation, météo et itinéraires, connaissances techniques du voilier ( les vérif, les besoins, la sécu,
l'entretien...), etc...
Voilà notre projet. Alors si vous connaissez
des personnes que ça peut intéresser, parlez-en ! Et si vous même ça vous tente, écrivez nous à :
branellecsolene@yahoo.fr
pettrollette@hotmail.com
Pour finir (il faut toujours une conclusion,
on nous l'a suffisamment rabâché à l'école), et ce sans vouloir jouer aux donneurs de leçons, ce n'est pas notre genre, sachez donc que ce qu'on a fait n'a rien d'un exploit.
Pour ceux qui se posent la question ou qui
doutent : être jeune, pas trop riche, et vouloir voyager en bateau, c'est jouable. Il suffit, en gros, de se mettre un bon coup de pied au cul pour partir. Ensuite, c'est pas compliqué, il faut
s'en mettre un autre après chaque moment désagréable passé à bord (mal de mer, vagues dans la gueule, froid, manque de sommeil et j'en passe). Au bout d'un moment on s'habitue à tout ça. Et puis
au fur et à mesure que les degrés de latitude diminuent, les degrés Celcius augmentent, et les doutes du départ disparaissent. Ça vaut le coup.
D'ailleurs, Shagshag est à vendre, prêt à repartir alors... yapluka
!!!!
Allez, bonnes nav. à tous...
PS: Spéciales dédicaces à nos sponsors
officieux : Sagres, Super Bock, Coral, Dorada, Strela, La Gazelle, Flag, Skol, Bohemia, Antartica, Brahma, Carib, Stag, Hairoun, Piton, et bien sûr, Lorraine, qui nous ont
accueilli chaleureusement à chaque étape, et sans qui notre voyage n'aurait pas été le même.